Il y a au moins 10 000 ans, des humains laissaient sur la paroi de grottes de l’île de Bornéo des traces réalisées en utilisant leurs mains comme pochoir. La datation précise est impossible, l’ocre utilisée pour réaliser ces pochoirs ne contient pas d’éléments favorisant la datation.
Pourquoi ces traces ? Les archéologues ne peuvent qu’émettre des hypothèses qui convoquent des chamanes…
Hommes ? Femmes ? Voilà la question à laquelle Jean Michel Chazine a répondu récemment en exploitant l’indice de Manning, qui fait état d’une réelle différence de morphologie entre les mains des hommes et des femmes. Et belle surprise … Il y a autant de mains de femmes que de mains d’hommes.
Cette conférence sur les mains de Bornéo se déroulait dans le cadre du club de l’Hypermonde, avec Jean Michel Chazine venu nous présenter ses travaux.
Quelques photos que j’ai prises lors de cette réunion :
Liens :
Un Squidoo consacré à l’art des cavernes de Bornéo
Un article sur INORAOnLine – International News Letter On Rock Art
Voir sur kalimanthrope.com de belles photos de ces mains
Article sur Wikipédia sur l’indice de Manning
Article « Les empreintes de mains se donnent un genre » sur le journal du CNRS