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FaceBook communiquer dans un espace émotionnel – article publié dans le numéro 3 de la revue Documentaliste Sciences de l’information

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Les outils traditionnels de communication s’essoufflent

Si un site web, avec sa parfaite architecture de l’information, constitue la réponse idéale à une requête formulée sur Google, il est insuffisant pour construire avec l’internaute un lien dans la durée. L’irrégularité de mise à jour n’incite pas à une consultation régulière. La newsletter s’impose comme média d’actualité. Cependant, elle est lue dans une boite e-mail qui est un espace de moins en moins confortable : courriers indésirables, copies multiples, longueur des messages. L’usager s’y connecte avec d’autant moins de plaisir que les échanges interpersonnels quittent le mail pour d’autres canaux tels que messagerie instantanée et réseaux sociaux. Quant au blog, associé au lecteur RSS, il est/était sensé lui aussi construire un rendez-vous d’actualité. Pourtant l’agrégateur, outil d’information dont le contenu est totalement maîtrisé par l’usager, se brouille lui aussi avec le temps. Il devient engorgé, saturé par l’excès de fils d’informations agrégés. Rendre visite à son agrégateur peut devenir une corvée. Il perd ainsi sa valeur de relais de communication.

Le réseau social, l’espace émotion

Une connexion sur son espace FaceBook, est vécue comme un moment d’échange, de rencontre et de découverte. La page d’accueil est composée de messages dont nous connaissons chaque émetteur. Nous avons choisi d’entendre sa voix en sollicitant la mise en relation, ou en acceptant d’être son “ami”. De plus, cet échange est toujours sous contrôle puisqu’il suffit d’un clic pour faire taire momentanément un importun. Un unique mot de passe pour lire ses messages, échanger par messagerie instantanée, découvrir des vidéos, articles, photos, postés et recommandés par nos amis. Un espace ou il est agréable de se connecter et ou il se passe toujours quelques chose.

Rejoindre l’individu sur FaceBook

L’attention de l’internaute s’étant déplacée vers les réseaux sociaux, la question de l’opportunité de le rejoindre dans ces espaces devient pertinente. En réponse, FaceBook a ouvert sa plate-forme aux organisations, créant un écosystème dans lequel les individus et les entreprises, clubs, collectivités… cohabitent. Dans cet espace de mise en scène individuelle, les organisations sont valorisées sur le même principe de mise en relation. Pages et événements constituent des vecteurs de communication qui résonnent avec l’ambiance de liberté et de confiance. La page d’une organisation est caractérisée par les individus qui adhèrent à ses valeurs. La transparence est totale. L’individu affiche ses amis, la page affiche ses fans, l’événement affiche la liste de ses invités. Pas de communication forcée, l’invitation à rejoindre une communauté est relayée uniquement par le biais des amis. Une organisation présente sur FaceBook entretient un nouveau type d’échanges avec ses clients, membres ou usagers. Une relation qui se tisse dans l’affect et qui profite de cette ambiance d’émotion et de jeu de soi.

Un équilibre précaire

Développer le profil d’une organisation sur FaceBook demande de jouer le jeu de la transparence et surtout de la légèreté. Cette ambiance qui favorise actuellement l’attention n’est pas à l’abri d’une détérioration graduelle liée à l’inflation des sollicitations, événements et autres communications. La construction et l’animation d’une communauté sur FaceBook nécessite de s’investir dans une communication plus inventive mais aussi plus respectueuse de ses abonnés.

photo Eternal ☼ Sunshine

Réussite des communautés en entreprise

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La lecture de ce billet « Quatre raisons d’échec des communautés en entreprise » rédigé par Jean Huy sur le blog SocialMediaActualité me donne envie de compléter :

Oui les communautés en entreprise ne fonctionnent pas comme celles sur le web… Ecosystèmes, motivations sont différents. Mais je parie qu’il est possible de développer l’envie de participer aussi en entreprise.

Prenons un exemple très récent. Voici trois extraits -copies d’écrans réalisées sur une seule journée- du compte twitter de mon ami Luc Legay. Luc est indépendant, il gagne sa vie comme moi en accompagnant les entreprises dans leur démarche vers le “2.0”.

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Dans la même journée Luc s’est réjouit d’atteindre les 1000 followers sur Twitter, d’avoir plus de 200 vues d’un document publié sur slideshare, puis ensuite d’être valorisé comme la meilleure présentation de la journée sur ce même service.

Luc a-t-il un ego sur-dimensionné ou a-t-il simplement verbalisé une attitude qui guide chacun d’entre nous lorsque nous publions un objet social.

Notons tout d’abord la stratégie de communication sur le nombre de vue d’un objet social qui augmente encore sa popularité. C’est donc une stratégie de mayonnaise, de buzz. Il joue bien du batteur. Plus il parle d’un objet social en vantant la reconnaissance reçue plus l’objet sera vu.

Ensuite il met en évidence le fait qu’il surveille les statistiques de vue de ses objets sociaux. Et c’est là que se situe a mon sens l’une des clés de la participation. Chacun participe pour être vu. Pour recevoir des commentaires. Pour recevoir des “j’aime” sur FaceBook. Pour être Re-Twitté.

Mais, obtenir les faveurs d’une audience demande un investissement conséquent. La présentation dont il est question dans cet exemple est le résultat de plusieurs années de travail. Un capital connaissance qui est gratuitement partagé et qui se rémunère en petites gratifications sur le nombre de fois ou elle va être vue, sur le nombre de fois ou quelqu’un va dire j’aime. Elle se rémunère aussi sur l’identification de son auteur comme en expert.

Une petite piqure à l’ego lorsque l’on regarde les statistiques relatives aux nombre de ses followers, au nombre de ses abonnés par flux RSS, au nombre de ses commentaires.

Une petite addiction qui se développe. Une addiction vertueuse. Qui vous pousse à faire de meilleures photos, à rédiger de meilleurs articles, à dénicher le liens qui passionnera vos amis… Une addiction dangereuse pour les ados qui prennent de plus en plus de risques avec leur image pour obtenir toujours plus de commentaires.

Je parie qu’il est possible de développer cette addiction dans les communautés professionnelles. Mettez des compteurs. Donnez la possibilité de voter. Valorisez le fait qu’un article a été lu. Inutile de demander des commentaires trop long à rédiger. Le nombre de lecteur est déjà un facteur de satisfaction.

Cette réflexion rejoint en directe ligne la notion de whuffie telle que crée par Cory Doctorow dans son livre de SF “Dans la dèche au royaume enchanté” et appliquée par Tara Hunt
e-réputation, karma, reconnaissance, whuffie … Une des clés de la participation.

Pour une percolation réussie du web social dans l’entreprise penser ego et reconnaissance

En illustration de ce billet je choisis le miroir magique de la sorcière de Blanche Neige qui rassure constamment son ego.

Media Aces Retour d’expérience d’usage des médias sociaux

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Cette semaine j’ai assisté à la conférence Média Aces -tous les éléments sont en ligne si vous souhaitez assister virtuellement à cette conférence, voir les liens à la fin de ce billet-

Contexte

Le toit de la Grande Arche de la Défense.
3 intervenants qui ont parlé sans langue de bois de leurs usages des médias sociaux, avec des chiffres de fréquentation, des budgets, des indications de temps passé…

Retour d’expérience

Les 3 intervenants partage la même humilité sur la construction d’une audience sur les médias sociaux. Quelque soit la marque, c’est un travail au long court. Twitter est un fil d’information qui ne pardonne pas, l’utilisateur se dé-abonne si les informations reçues ne sont pas à la hauteur de son attente.
Ils ont tous fait le choix de mettre en ligne du contenu de qualité. La rédaction est faite en directe par les administrateurs – deux d’entre eux ont un passé de journaliste – ou par des agences qui les assistent.
Le blog, slideshare et flickr sont les supports de contenu. FaceBook et twitter sont utilisés pour les brèves et le buzz. Cependant, la multiplicité des médias ne correspond pas à une multiplication des audiences.
Un résultat non négligeable de l’utilisation des médias sociaux est le meilleur référencement par les moteurs de recherche.
Une visibilité auprès des journalistes.
Le regard critique du groupe Ericsson face à ce projet de blog de la filiale française s’est transformé en un succès primé par la communication du groupe.
Pour Philippe de Newbourg, ces médias sociaux ne remplacent pas la communication traditionnelle qui permet d’aller à la rencontre des visiteurs étrangers qui font du tourisme à Paris.
Globalement, l’échange promis par ces médias sociaux n’est pas au rendez-vous. Très peu de réels échanges, et pas de création de contenu par l’audience. Beaucoup de critiques, et très peu d’éléments constructifs.

La Société Générale est quant à elle confrontée à un écosystème actuellement peu favorable au recrutement : l’image de la banque est très dégradée, développement d’une approche consumériste du travail, remise en cause du management, divorce entre l’entreprise et ses collaborateurs…

Solutions : Écoute, empathie, proximité : Aller à la rencontre du candidat, accepter d’enter dans des discussions qui existent déjà, des discussions dont l’entreprise n’est pas l’initiatrice. Être présent sur les sites de recrutement, mais développer aussi une présence enveloppante sur les médias sociaux en vue de constituer des communautés.

Franck La Pinta, a compléter ce panorama, du bref exposé relatif au réseau social d’entreprise déployé auprès de tous les collaborateurs de la filière RH : dialoguer, mieux se connaitre, initier des pratiques collaboratives, avec 3 types de communautés, celles qui s’organisent par pays, celles qui s’adressent à un domaine professionnel, et celles qui plus éphémères associées sur un projet…

Conclusion

Une matinée consacrée à l’échange, qui a laissé une grande part d’interaction avec l’audience…Très riche en retours d’expériences.

les supports des présentations

présentation des intervenants

photo de Nicolas Perriault

La conférence annuelle du G9+ « L’entreprise face aux réseaux sociaux »

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whuffie

Hier soir j’assistais à la réunion annuelle du G9+ consacrée cette année aux réseaux sociaux en entreprise.

Le menu :

  • 18:00 –> 21:30 + 1:30 de cocktail.
  • un animateur méga tradi, Luc Fayard, journaliste freelance avec une faconde d’animateur TV
  • 2 conférences invitées :

Tara Hunt qui présentait le facteur Whuffie
Dominique Cardon exposant les conclusions de l’étude socio-geek

  • et puis 14 invités + un dessinateur + un boitier pour recueillir les votes de l’assemblée sur 3 questions + des organisateurs qui avaient des remerciements à faire + des bouquins à promouvoir…
  • Pas d’échanges avec l’assistance.
  • Une vraie confusion entre l’usage des réseaux par les entreprises : marketing, communication, CRM … et l’usage des réseaux dans l’entreprise, la version intranet des réseaux sociaux…

Une grosse salade composée, indigeste ….

Et pourtant ce n’était que des gens brillants sur l’estrade…Mais avec un temps de parole ridicule…

Vraiment dommage….

Et puis un vrai malaise sur la façon dont Tara Hunt a été accueillie, sur les questions qui lui ont été posées dans l’animateur vedette … Elle a été posée là … comme une déco … mais qui a vraiment pris le temps de réfléchir à ce que le concept de whuffie avait de dérangeant pour notre société… J’ai honte d’avoir assisté à ce gâchis ….

Pour en savoir plus

le site du G9+
le programme de la conférence
une conférence de Tara Hunt sur le facteur Whuffie sur SlideShare
le whuffie sur Wikipédia
quelques éléments sur socio-geek
les dessins réalisé par FIX

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