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Réussite des communautés en entreprise

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La lecture de ce billet « Quatre raisons d’échec des communautés en entreprise » rédigé par Jean Huy sur le blog SocialMediaActualité me donne envie de compléter :

Oui les communautés en entreprise ne fonctionnent pas comme celles sur le web… Ecosystèmes, motivations sont différents. Mais je parie qu’il est possible de développer l’envie de participer aussi en entreprise.

Prenons un exemple très récent. Voici trois extraits -copies d’écrans réalisées sur une seule journée- du compte twitter de mon ami Luc Legay. Luc est indépendant, il gagne sa vie comme moi en accompagnant les entreprises dans leur démarche vers le “2.0”.

ego-legay.

Dans la même journée Luc s’est réjouit d’atteindre les 1000 followers sur Twitter, d’avoir plus de 200 vues d’un document publié sur slideshare, puis ensuite d’être valorisé comme la meilleure présentation de la journée sur ce même service.

Luc a-t-il un ego sur-dimensionné ou a-t-il simplement verbalisé une attitude qui guide chacun d’entre nous lorsque nous publions un objet social.

Notons tout d’abord la stratégie de communication sur le nombre de vue d’un objet social qui augmente encore sa popularité. C’est donc une stratégie de mayonnaise, de buzz. Il joue bien du batteur. Plus il parle d’un objet social en vantant la reconnaissance reçue plus l’objet sera vu.

Ensuite il met en évidence le fait qu’il surveille les statistiques de vue de ses objets sociaux. Et c’est là que se situe a mon sens l’une des clés de la participation. Chacun participe pour être vu. Pour recevoir des commentaires. Pour recevoir des “j’aime” sur FaceBook. Pour être Re-Twitté.

Mais, obtenir les faveurs d’une audience demande un investissement conséquent. La présentation dont il est question dans cet exemple est le résultat de plusieurs années de travail. Un capital connaissance qui est gratuitement partagé et qui se rémunère en petites gratifications sur le nombre de fois ou elle va être vue, sur le nombre de fois ou quelqu’un va dire j’aime. Elle se rémunère aussi sur l’identification de son auteur comme en expert.

Une petite piqure à l’ego lorsque l’on regarde les statistiques relatives aux nombre de ses followers, au nombre de ses abonnés par flux RSS, au nombre de ses commentaires.

Une petite addiction qui se développe. Une addiction vertueuse. Qui vous pousse à faire de meilleures photos, à rédiger de meilleurs articles, à dénicher le liens qui passionnera vos amis… Une addiction dangereuse pour les ados qui prennent de plus en plus de risques avec leur image pour obtenir toujours plus de commentaires.

Je parie qu’il est possible de développer cette addiction dans les communautés professionnelles. Mettez des compteurs. Donnez la possibilité de voter. Valorisez le fait qu’un article a été lu. Inutile de demander des commentaires trop long à rédiger. Le nombre de lecteur est déjà un facteur de satisfaction.

Cette réflexion rejoint en directe ligne la notion de whuffie telle que crée par Cory Doctorow dans son livre de SF “Dans la dèche au royaume enchanté” et appliquée par Tara Hunt
e-réputation, karma, reconnaissance, whuffie … Une des clés de la participation.

Pour une percolation réussie du web social dans l’entreprise penser ego et reconnaissance

En illustration de ce billet je choisis le miroir magique de la sorcière de Blanche Neige qui rassure constamment son ego.

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